Guide du chauffe-eau électrique

ballon d'eau chaude

Le chauffe-eau électrique à accumulation reste le mode de production d'eau chaude le plus répandu en France. La raison est autant technique que tarifaire : il stocke l'énergie sous forme d'eau chaude, ce qui permet de chauffer la nuit, quand l'électricité coûte moins cher.

Dimensionner

Le bon volume dépend du nombre de personnes et des habitudes. Les ordres de grandeur usuels : 100 litres pour une personne seule, 150 pour deux, 200 pour trois ou 4, 250 à 300 au-delà, davantage avec une baignoire.

Un repère de consommation : une douche demande de 40 à 60 litres d'eau chaude, un bain de 120 à 150. Un ballon trop petit conduit à des douches froides en fin de journée ; un ballon trop grand entretient inutilement un volume d'eau à 60 degrés, avec des pertes permanentes par les parois. Ces pertes statiques, indiquées sur la fiche produit, méritent un regard : elles séparent deux appareils de même volume plus sûrement que le prix.

Résistance blindée ou stéatite

La résistance blindée est en contact direct avec l'eau. Elle chauffe vite, coûte moins cher, et s'entartre d'autant plus que l'eau est dure ; son remplacement suppose de vidanger le ballon.

La résistance stéatite est logée dans un fourreau : elle ne touche pas l'eau, s'entartre beaucoup moins et se remplace sans vidange. Elle coûte plus cher à l'achat et se justifie dans presque toutes les régions à eau calcaire, c'est-à-dire la majeure partie du territoire.

chauffe-eau électrique

Corrosion : l'anode

La cuve en acier émaillé est protégée de la corrosion par une anode sacrificielle. L'anode en magnésium se consomme et doit être contrôlée périodiquement ; l'anode à courant imposé, alimentée électriquement, ne se consomme pas et convient mieux aux eaux agressives ou très douces.

Un ballon dont l'anode est épuisée perce, et un ballon percé ne se répare pas. C'est la cause de remplacement la plus fréquente, et la plus évitable.

Températures et légionelles

La consigne se règle entre 55 et 60 degrés. En dessous de 50, le risque de développement de légionelles dans le ballon augmente ; au-dessus de 60, l'entartrage s'accélère et le risque de brûlure aussi. Un mitigeur thermostatique en sortie de ballon permet de stocker chaud tout en distribuant à 45 degrés : c'est la bonne pratique, et elle est obligatoire dans certaines configurations.

Heures creuses

Le chauffe-eau est l'usage domestique qui se prête le mieux à la tarification en heures creuses, parce qu'il stocke. Le contacteur jour/nuit placé au tableau bascule automatiquement. Deux vérifications utiles : que le contacteur soit bien en position automatique et non en marche forcée permanente, et que la plage horaire du compteur corresponde à celle du contrat, un décalage passe inaperçu pendant des années.

Avec l'essor de l'autoconsommation solaire, une logique inverse apparaît : chauffer l'eau en milieu de journée, quand les panneaux produisent. Un routeur solaire ou un contacteur piloté suffit à opérer ce basculement.

Entretien et alternatives

Un détartrage et un contrôle de l'anode tous les 2 à 3 ans en eau calcaire, la vérification annuelle du groupe de sécurité, qui doit s'écouler un peu pendant la chauffe, c'est normal, et l'ouverture périodique de sa soupape pour éviter qu'elle ne se bloque : c'est tout.

Pour un renouvellement, le chauffe-eau thermodynamique consomme 2 à 3 fois moins qu'un ballon classique en captant la chaleur de l'air. Il coûte plus cher, demande un volume d'air suffisant, et fait du bruit : à examiner avant de l'installer près d'une chambre.

Plus de ressources

Chauffe-eau électriques

Thèmes connexes

S'équiper

devis